Partir

Je vais partir, c’est sur.

Je fuis, peu être.

Je recherche, certainement.

J’apprend, toujours.

Je veux partir. Et puisque je veux, je vais partir. Il n’y a plus rien pour moi ici à cet instant. Ou plutôt, ce dont j’ai besoin, ce que mon être me réclame, c’est du nouveau, de l’ailleurs, des différences. Mon tempérament anarchique et moi, on a soif de liberté, on veut s’approprier notre vie. Et personnellement, je trouve ca dur à faire en France, proche de ma famille. Je rêve tellement grand qu’ils s’inquiètent pour moi, ils m’appellent à la raison. Je le vois bien que mamie elle ne comprend pas quand je lui dis que je ne veux travailler pour personne (attention, grand moment, j’ai essayé de lui expliquer ce qu’est un Free-lance), elle lève les yeux au ciel et elle me dit qu’un jour il faudra bien que j’accepte la contrainte. C’est comme ça que ça se passe en général… Elle s’inquiète, elle me veut raisonnable et moi je souffre de ne pas pouvoir discuter avec elle de mes plans plus fous les uns que les autres. C’est presque sur que je ne vais pas réaliser tous ces projets, mais… et alors ? C’est en se projetant qu’on avance. Alors au moins, j’avance, je ne reste pas les deux pieds au sol. Je fais mon chemin, parfois je vais à droite, puis à gauche. Certaines fois je fais demi-tour, des erreurs de parcours, mais n’empêche que j’ai des kilomètres au compteur. Et plus y a de kilomètres, plus il y a d’expériences.

Mamie aussi elle en a fait des kilomètres. Et mamie aussi elle est autodidacte, comme moi ! Née en Espagne, dans un village qui n’existe pas même sur les cartes, elle a du travailler à 6 ans pour faire manger sa famille. L’aînée d’une fratrie de 4 enfants, elle a été la première à rejoindre la France pour fuir la dictature de Franco dans les années 60. Sa mémoire me dit qu’elle a passé la frontière le 21 septembre. Mamie aussi elle a fuit un climat qui l’oppressait. Elle avait un rêve, celui d’être libre. Alors un jour, quand j’aurai accomplie ma liberté, je lui expliquerai à ma mamie, qu’elle et moi on est pas si différentes.

Alors même si ca me frustre qu’elle ne me comprenne pas et, il faut le dire aussi, parfois ca m’énerve, je me dis que peut-être a-t-elle pris des risques à ses 20 ans pour que nous n’ayons pas à en prendre à notre tour. Peut-être était-ce son idée, son rêve, de nous mettre en sécurité. Mais la sécurité et le bonheur sont deux choses bien différentes mamie. Un jour peut-être comprendra-t-elle que j’ai mes propres frontières à franchir.

L’Angleterre me semble juste au poil pour moi. Enfin, tu vois quoi, ils vont même jusqu’à rouler à gauche, c’est une toute nouvelle perspective qui s’offre à moi ! Un point de vue neuf, une réflexion nouvelle, une mentalité ouverte sur la différence et surtout la considération de tes kilomètres au compteur.

Alors si vous voulez suivre mon envol et mon quotidien dans ce changement de vie, rendez-vous ici pour ne rien rater

 


Photos: Lyon, une belle journée de février



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